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Bas astral et mémoires de la seconde guerre mondiale

Pour des raisons de confidentialité, je tiens à préciser que cet article a été rédigé avec l'accord de Rose dont l'histoire est racontée ici.

 

La première fois que Rose est entrée dans mon cabinet, rien ne pouvait me laisser imaginer ce que nous allions vivre. Elle m’avait téléphonée quelques jours auparavant pour prendre rendez-vous, sur les conseils d’une autre thérapeute, afin de régler quelques problèmes épineux autour du transgénérationnel, rien de bien particulier jusque là, pensais-je alors. Après m’avoir exposé sa problématique familiale, Rose s’installa donc sur la table de soin et rapidement se mit en transe. C’était le début d’une longue collaboration…

 

Rose commença une démarche de compréhension de son histoire familiale et des conséquences du transgénérationnel sur sa vie à la suite du décès de son père. Son cheminement s'est orienté vers une prise en charge globale par différents spécialistes : psychiatre, kinésiologue, ostéopathe, énergéticien, recherche en généalogie... Rose est venue me consulter après avoir déclenché une transe chez un thérapeute d'un autre domaine pendant laquelle des messages arrivaient en boucle "nous sommes la voix des enfants, on nous a tués, on nous a massacrés".  Dès sa première séance avec moi, nous avons vite compris qu'elle était en contact avec le bas astral et qu'elle revivait par ses transes des morts violentes, plus ou moins atroces, au départ en lien avec les camps de concentration et l'histoire de la Pologne durant la seconde guerre mondiale, une partie de sa famille étant d'origine polonaise.

Rose s'est alors découverte messagère du bas astral, elle porte la voix des personnes oubliées, persécutées et décédées, qui ont besoin d'aide pour retrouver la paix. Toujours un peu dubitative sur ce qui lui arrive, elle porte un regard critique sur les messages qu'elle reçoit et fait des recherches historiques pour vérifier si les histoires sont vraisemblables. Son approche de recherche est passionnante.

 

A la demande des défunts canalisés par Rose, cet article, et d'autres par la suite, relate les messages recueillis en séance, apporte des éléments de compréhension du bas astral et des faits historiques en liens avec les événements relatés.

Séance du mercredi 1er juillet 2020

« Je m’appelle JANOVSKI Slana, j’ai 16 ans et je suis mort au ghetto de Varsovie. Je suis arrivé à pied, j’ai marché pendant quatre nuits. Je viens d’un village à l’Ouest, Stano - Rose à une vision d’eau, de rivière ou de fleuve.  Je suis mort en 1942, nous nous sommes battus, nous avons résisté. Nous sommes un petit groupe d’une dizaine d’hommes, des combattants, des résistants ; nous ne voulons pas être oubliés, nous voulons retrouver notre identité, nous demandons justice et vengeance»
C’était la première fois que nous avions un nom, un prénom, un âge. Après ce premier contact, les recherches de Rose l’amenèrent à trouver un village polonais du nom de Stanowo, à 95kms à l’Ouest de Varsovie, à côté du fleuve la Vistule. Pour un randonneur de condition moyenne, cela représente une trentaine d’heures de marche, ce qui correspond assez bien à la description de Slana.


« J’ai été fusillé avec mes camarades. Ma famille a été tuée, père, mère, frères et sœurs. J’ai deux sœurs, Maria et Lina, et trois frères, Ivan, Slovac et Igornovich, le dernier est un bébé. Mes parents, Sofian et Elena, ont été envoyés dans les camps. Mon petit frère a été enterré vivant dans une fausse avec ma mère. Il reste des membres de ma famille vivants, cousins, oncles et tantes. Mes grands parents sont morts également dans les camps. J’ai beaucoup combattu pour venger ma famille dans le ghetto. Nous avons demandé de l’aide pendant les combats mais personne n’est venu nous aider. Vous devez être témoins de ma mort, de celle de mes camarades et de ma famille, de mon peuple sacrifié, abandonné, maltraité, massacré. Il faut que vous retrouviez mon identité, pour ne pas être oublié, et témoigner de notre souffrance et de notre mort. Je suis JANOVSKI Slana, né le 26 mai 1926 à Stano et mort en janvier 1942 à Varsovie»


Slana étant coincé dans un espace du bas astral, il reste bloqué sur son idée de vengeance. « Il ne veut pas oublier ce qu’on lui a fait, il veut tuer tous les allemands qui lui ont fait du mal, à lui et à tous les autres, il veut se venger de ces atrocités, il culpabilise de ne pas avoir sauvé sa famille, il refuse de partir car il demande justice pour les siens. » C’est là une des difficultés pour les âmes errantes du bas astral, abandonner les rancœurs du passé pour avancer librement. Néanmoins, il est conscient d’être décédé, ce qui n’est pas toujours le cas des défunts rencontrés. « Je demande justice. Comment a-t-on pu nous laisser mourir ? Pourquoi personne n’est venu nous défendre ? Nous sommes un peuple sacrifié au nom des intérêts de l’Allemagne et de la Russie ». Il nous met également en garde sur ce qui peut nous arriver : « Il faut lutter, combattre, garder sa liberté ».


Une autre caractéristique de l’espace du bas astral dans lequel il se trouve est de ressasser en boucle les mêmes paroles. Les messages tournent autour de l’oubli, des témoignages et du devoir de mémoire. Il demande de planter un arbre en souvenir, pour lui et sa famille. « Je les ai aimés, ils me manquent, je veux les retrouver ».
Il insiste pour que Rose soit le témoin, le messager de leur vie, leur voix, et réclame à Claire son aide et son témoignage. « Je reste en lien avec les morts et les vivants pour être la voix des victimes oubliées. Rose tu es ma voix, aide moi à ne pas être oublié et à témoigner. Je suis le messager de ces atrocités. Aide moi, tu es ma seule possibilité pour témoigner. Tu es la voix de tous les opprimés, aide nous à ne pas être oubliés. »


Puis le récit continue. « Il y a des hommes, des femmes et des enfants qui attendent d’être aidés pour trouver leur identité. Beaucoup sont enterrés, brûlés, ils n’ont pas de sépultures. Tu pourras témoigner pour nous car personne ne nous connaît. Aide nous à ne pas être oubliés, toi seule peut nous aider. Claire nous entends, elle peut nous délivrer, nous faire passer. Libérez les âmes tourmentées. On cherche la paix pour oublier nos souffrances et nous voulons retrouver nos familles, nos enfants. On ne voulait pas mourir, on nous a exterminés.. On demande justice pour ce qu’on nous a fait. Beaucoup de bourreaux n’ont pas été jugés. On nous a abandonnés. Il faut nous retrouver, nous souffrons depuis trop longtemps, on veut la paix, rejoindre ceux qu’on aime, nos familles, nos enfants, on veut la paix pour l’éternité. Je m’appelle JANOVSKI Slana et je suis le porte parole de tous ces oubliés. Aide nous, aide nous, on est là, vient nous rechercher. Je suis là avec toi pour t ‘aider à les retrouver. Il faut vous dépêcher, il nous reste peu de temps pour être retrouvé. Je m’appelle JANOVSKI Slana et je parle au nom des miens. »

Une autre surprise nous attendait également avec Slana, il connaît la famille ADAMSKY, lignée maternelle de Rose.
« Certain des membres sont morts dans les camps, à Auschwitz. Rose, ta famille a été gazée et massacrée ».

Histoire : La vie dans le ghetto de Varsovie

Insurrection du ghetto de Varsovie. Photo extraite du rapport de mai 1943 de Jürgen Stroop à Heinrich Himmler. Légende originale en allemand : « Forcés hors de leurs trous ».
Insurrection du ghetto de Varsovie. Photo extraite du rapport de mai 1943 de Jürgen Stroop à Heinrich Himmler. Légende originale en allemand : « Forcés hors de leurs trous ».

Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif au sein des territoires d'Europe occupés par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Situé au centre de Varsovie, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l'insurrection de ses occupants. Il rassembla jusqu'à 380 000 personnes.  
Dès l’hiver 1940-1941, la faim et le froid se font sentir. Les foyers sont très mal approvisionnés en nourriture et combustible. Nombreux sont alors ceux qui organisent de petits trafics avec l'extérieur. Certains de ces trafiquants y laisseront parfois leur vie en essayant d'apporter de la nourriture dans le ghetto. La mort est courante. Elle est causée par la faim, mais aussi par des épidémies de typhus et de tuberculose. Au début de l'année 1942, on compte une naissance pour 45 décès.
À partir de juin 1942, de petits groupes de Polonais de quelques personnes à quelques dizaines de personnes, sont exécutées dans le ghetto. Les cadavres sont laissés dans les rues, où ils sont ensuite pris en charge par les travailleurs juifs responsables du nettoyage des rues, pour être enterrés dans le cimetière juif de Varsovie ou dans des fosses communes.

Le ghetto de Varsovie, François Szulman, 1962
Le ghetto de Varsovie, François Szulman, 1962

En été 1942 commence le « repeuplement vers l'est », qui est en fait la déportation vers le camp de Treblinka, situé à 80 kilomètres au nord-est de Varsovie. A partir du 22 juillet et pendant huit semaines, entre 6 000 et 8 000 personnes sont déportées chaque jour. Les rafles se font de jour comme de nuit. Les exécutions se font aussi plus nombreuses, car il était plus facile de cacher ces meurtres et de se débarrasser des corps dans le chaos général.
Au printemps 1943, les Allemands liquident complètement le ghetto en réprimant brutalement le soulèvement déclenché par la résistance juive. Les terrains du ghetto sont changés en « désert de pierres et de briques ». La direction de la Gestapo à Varsovie décide que ces ruines peuvent servir de lieu d'exécutions massives des Polonais.
« Le Dr Hahn disait quelque chose comme ҫa : Utilisons Grossaktion pour éliminer aussi les Polonais. Beaucoup de Juifs du ghetto sont morts et beaucoup mourront encore. Il y a des cadavres partout, donc même si on y ajoute quelques milliers de Polonais, personne ne pourra le vérifier » - rapporte Jürgen Stroop.

Source : wikipédia articles « Ghetto de Varsovie » et « Exécutions dans les ruines du ghetto de Varsovie. »

Énergétique : Le bas astral et les espaces de conscience limitée

Lorsqu'une personne décède, elle peut soit "monter dans la lumière", soit restée coincée dans le bas astral. Je reviendrai sans doute dans un autre article de blog sur ma conception de l'astral, les fréquences et comment l'âme voyage quand tout se passe bien. Mon objet est plutôt de détailler ici ce qui se passe lorsque l'âme reste coincée.

Contrairement à la conception courante qui définit le bas astral comme un espace avec des "fréquences basses", et souvent associé aux démons,  entités malsaines et autres âmes mauvaises, ma conception du bas astral serait plutôt basé sur des degrés de conscience. En effet dans le bas astral semblent coexister différents espaces cloisonnés dans lesquels évoluent des âmes coincées, vouées à revivre toujours le même type de situation en boucle. C'est ce que j'appelle des espaces de conscience limitée. Dans ces espaces, les âmes ne voient que les personnes qui sont décédées en même temps qu'elles, pour les mêmes raisons, dans le contexte et l'environnement de leur mort. Ces âmes ne sont parfois même pas conscientes qu'elle sont décédées, elles n'ont pas conscience de ce qui les entourent et encore moins du temps présent. Le bas astral semble constitué d'une multitude de petits espaces de conscience limitée sans interaction les uns avec les autres.

Lorsque l'âme retrouve de la conscience, sort de sa boucle et de ses automatismes, celle-ci entre dans d'autres espaces du bas astral ou moyen astral, de moins en moins cloisonnés et avec de plus en plus de conscience, pour se rendre compte qu'elle est décédée puis de l'environnement extérieur pour enfin retrouver son chemin.

Ce que je trouve assez insolite, c'est que, pour une fois, ce type de concept se retrouve dans une série américaine grand public "Lucifer". Dans cette série d'enquêtes policières romancées, l'enfer est constitué de geôles dont les portes ne sont pourtant pas fermées et dans lesquelles les humains vivent une boucle infernale correspondant aux moments de leur vie où ils ont ressenti de la culpabilité. Comme quoi, certaines idées font leur chemin...



 

ÉCRIT PAR :

AURIGAE - Claire Le Baron

 

Formatrice, conférencière et auteur, j'ai changé de carrière en 2015 pour devenir thérapeute énergétique à plein temps.  A l'origine ingénieur de recherche spécialisée dans la modélisation des ondes et le vibratoire, je fais à présent des ponts entre les sciences et ma compréhension de l'énergétique.

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