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Passage d'âmes et bas astral

représentation du bas astral

La vision classique

Le bas astral est souvent présenté comme un espace avec des fréquences basses, généralement associé aux démons, entités malsaines et autres âmes mauvaises, une sorte de purgatoire new age, parfois connotée de jugement et de bien-pensance  judéo-chrétienne. Raymond Lafeuille représente assez bien cette vision classique du bas astral dans son livre Passeur d'âmes.

 

"Certains le nomment aussi le "Purgatoire, monde spirituel inférieur, Devachan inférieur". C'est un lieu dans l'univers créé par nos pensées, nos comportements et nos actions, ce qui génère une énergie qui n'est pas en harmonie avec les "Forces de l'Univers". Cette force émanant de nos mauvaises actions formera des égrégores conscients qui agiront à notre détriment pour survire.

Le Purgatoire n'existerait pas, du moins tel que l'homme se le représente, mais c'est de l'esprit imparfait (en souffrance), en expiation jusqu'à la "purification" complète qui doit l'élever au rang d'Esprit bienheureux.  [...] Les esprits doivent se purger des taches et imperfections qu'ils emportent de cette vie terrestre."

 

(Après le décès) "L'entité se dirige d'elle-même vers la Lumière. Au fil de nos incarnations, nous sommes devenus une entité de plus en plus évoluée. Maintenant, nous pouvons donc nous "détacher" plus facilement de la matière. [...] Nous passerons les Basses Vibrations plus ou moins rapidement selon notre "épuration terrestre", pour nous diriger de nous-même vers le Canal de Lumière et, enfin, nous accéderons, grâce à nos acquis, au niveau spirituel correspondant à nos mérites.

 

Et pour les autres ? Par attachement obsessionnel, par ignorance, par peur, ou pire, parce que nous sommes paresseux, mauvais élèves, cancres de la classe, sans oublier ceux qui ont "vendu leur âme au Diable" en pratiquant ou en commanditant de la "magie noire". Mais aussi par notre dépendance au sexe, à l'alcool, au tabac, à la drogue, à la nourriture, ou pour continuer ou accomplir une vengeance. Rappelons quelles sont les "actions" qui nous entraînent le plus vers le Bas Astral. ce sont les actions dictées par l'amour (surpris ? L'amour nous fait faire bien des choses...) ; la dureté de cœur ; l'hostilité, la calomnie ; la colère, la haine... ; la médisance, la rancune, les querelles provoquées par la cupidité et l'envie, qui sont parmi les pires souillures qui nécessitent une longue "purification" ; nos refus de faire la paix ; notre refus de pardonner ; toutes les rancunes que nous entretenons."

 

La représentation manichéenne proposée ici laisse penser que des comportements répréhensibles mènent au bas astral mais que si vous vous comportez correctement, alors vous irez dans la lumière. On y retrouve les principes judéo-chrétiens de fautes et de pêchés, d'expiation et de mérites, ainsi que le principe new age d'ascension, l'âme étant censée "s'améliorer" et "se purifier" de vies en vies. Sans parler d'une confusion entre l'amour et l'attachement ; en aucun cas l'amour véritable ne mène au bas astral.

 

La vision que j'ai du bas astral me semble plus nuancée et bien plus complexe. Dans la plupart des conceptions de l'énergétique, la notion de fréquence est liée à la notion d'unité Bovis et de taux vibratoire, qui sont pour moi des concepts fourre-tout beaucoup trop flous. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez consulter un article déjà paru autour de ce sujet "La terre monte-t-elle en fréquence ?". Au fur et à mesure de ma compréhension de l'énergétique, j'essaie de différentier les paramètres permettant de décrire ce qui est perçu.

 

Plutôt que de catégoriser le bas astral par des unités Bovis, je préfère utiliser un espace à deux paramètres : la fréquence et la conscience.

Les fréquences et le plan de l'âme

Les plans vibratoire et le chemin de l'âme
Les plans vibratoire et le chemin de l'âme

La représentation multidimensionnelle proposée par Ashayana Deane, qui est pour moi aujourd'hui la plus pertinente pour décrire l'énergétique, propose une autre interprétation des fréquences. Elle catégorise différents plans d'existence, appelés univers harmoniques, qui regroupent chacun trois dimensions. Chaque dimension correspond à une plage de fréquences liées aux vibrations des éléments qui la constituent. Dans la conception de A. Deane la fréquence est donc liée à l'état de matière, plus ou moins "dense".  Dans les fréquences basses se trouvent les dimensions liées au plan de l'incarnation et plus les fréquences sont hautes, plus on se trouve dans des plans subtils, jusqu'à la Source qui contient tout et son contraire. On ne pourra donc pas dire ici que les basses vibrations sont "mauvaises" et les hautes vibrations "bonnes", ces notions, qui sont des jugements, se retrouvent sur toutes les fréquences.

 

Dans cette représentation, l'incarnation se trouve dans les dimensions 1, 2 et 3 et l'âme se situe dans les dimensions 4, 5 et 6. (Pour rappel, la notion de dimension utilisée ici est juste une plage de fréquences et n'a rien à voir avec celle utilisée régulièrement pour justifier un quelconque passage en 5ème dimension). Lorsque l'âme quitte le corps après le décès, elle rejoint donc tout simplement son plan d'existence ! Sans "monter" jusqu'à la Source... Elle traverse l'astral (dimension 4), peut y rester bloquée si des problématiques ne sont pas réglées, ou y passe rapidement pour ensuite rejoindre le causal (dimension 5). Dans le plan causal, le bilan de l'incarnation se fait ainsi que la préparation de l'incarnation suivante. L'âme "redescend" ensuite en passant par un vortex pour venir s'incarner à nouveau dans les dimensions 1, 2 et 3.

La conscience et les espaces cloisonnés

Dans la dimension 4 de l'astral semblent coexister différents espaces en fonction des degrés de conscience. En effet, lorsque l'âme d'un défunt est coincée, vouée à revivre en boucle toujours le même type de situation, ce qu'elle vit correspond à des automatismes et donc à une absence de conscience. C'est ce que j'appelle des espaces de conscience limitée. Dans ces espaces, les âmes ne voient que les personnes qui sont décédées en même temps qu'elles, pour les mêmes raisons, dans le contexte et l'environnement de leur mort. Ces âmes ne sont parfois même pas conscientes qu'elles sont décédées, elles n'ont pas conscience de ce qui les entourent et encore moins du temps présent. Le bas astral semble constitué d'une multitude de petits espaces de conscience plus ou moins limitée sans interaction les uns avec les autres. Lorsque l'âme retrouve de la conscience, sort de sa boucle et de ses automatismes, celle-ci entre dans d'autres espaces du bas astral ou moyen astral, de moins en moins cloisonnés et avec de plus en plus de conscience, pour se rendre compte qu'elle est décédée puis de l'environnement extérieur pour enfin retrouver son chemin. La compréhension du bas astral se fait donc par une conscience basse et non des fréquences basses.

Représentation du bas astral avec ses espaces cloisonnés de conscience - Aurigae©
Représentation du bas astral avec ses espaces cloisonnés de conscience - Aurigae©

Le dessin ci-contre pourrait être une représentation de ce bas astral où les tonalités de gris représentent les degrés de conscience.

Zones 1, en gris foncé, les espaces sans conscience, séparés, dans lesquelles les défunts ignorent leur décès ou revivent en boucle certains événements.

Zones 2, en gris moyen, des espaces dans lesquels les défunts sont conscients d'être décédés, voient d'autres défunts coincés, leur environnement proche,  parfois l'environnement présent.

Zone 3, en gris clair, les espaces dans lesquels les défunts arrivent à interagir plus facilement avec l'environnement actuel et dans lequel les âmes errantes ont besoin d'être accompagnées sur un travail émotionnel autour, par exemple, de l'attachement, la culpabilité, la colère ou le regret. Lorsque ce travail est effectué, elles peuvent passer par le fameux "tunnel de lumière", passage vers les fréquences supérieures du causal.

Extrait du film d'animation Soul - Pixar
Extrait du film d'animation Soul - Pixar

Parfois, depuis les zones 2, les défunts ont besoin de passer par une étape intermédiaire, dans une sorte de "salle de soin", en zone 4. Un travail de réparation plus au moins long, pris en charge par les guides, leur permettra par la suite de rejoindre également le causal. Ces espaces de l'astral étant particulièrement lumineux et rempli d'amour, le "tunnel" permettant le passage vers une salle de soin intermédiaire est parfois confondu avec celui permettant de rejoindre le causal.

 

Tous ces espaces peuvent coexister dans les mêmes plages de fréquences et dans les mêmes espaces géographiques. La notion de temps y est variable pour chaque espace cloisonné.

Techniques de passage d'âmes

La prise de conscience du décès

La première étape nécessaire au passage d'âme est de déterminer dans quel espace de conscience se trouve le défunt. Si celui-ci n'a pas réalisé qu'il était décédé, il faudra alors lui permettre d'en prendre conscience. Selon son état émotionnel, cela peut être plus ou moins difficile. Dans le cas des témoignages des camps, il a été demandé d'accompagner certains groupes à voir leur décès, à traiter la peur ou le refus de la mort et à les aider à se séparer du corps physique.

Dans des cas plus simples où la personne est uniquement attachée à ses biens matériels, il peut suffit de lui indiquer qu'elle est décédée pour que la prise de conscience soit immédiate.

Apaiser l'émotionnel

Une fois le décès ressenti et réalisé, tant que l'âme errante est enfermée dans son émotionnel, elle ne pourra pas poursuivre son chemin. Dans la majorité des cas, ces émotionnels sont faciles à apaiser avec les guides ou une simple discussion : attachement à des personnes ou à des biens, regrets... Dans le cas d'une mort violente telle que celles décrites dans les témoignages autour de la seconde guerre mondiale, les émotions peuvent être si exacerbées qu'il est difficile de faire sortir l'âme errante de ses boucles : haine contre le bourreau, culpabilité de ne pas avoir protéger les siens,  refus d'une mort que l'on ne comprend pas, besoin de vengeance et de justice, besoin de témoigner et de ne pas être oubliés... Accompagnés des guides, le lâcher prise est long et difficile. La plupart ne voient même pas les tubes de lumière mis en place pour faciliter leur passage. Pour ceux en difficulté, ils peuvent être redirigés vers un espace intermédiaire existant ou une salle de soin mise en place spécifiquement pour eux.

Une deuxième étape s'est souvent manifestée après un premier apaisement émotionnel : la recherche de leur famille. Les personnes décédées dans les camps de concentration ont pour la plupart été séparées de leur parents, de leurs frères et sœurs, de leurs enfants, de leurs amis, et refusent de partir quand bien même elles arriveraient à voir le tube de lumière. Il s'agit alors d'aller chercher ces autres défunts, d'identifier si ils sont "montés" ou coincés dans le bas astral. Dans ce dernier cas, il est nécessaire  de trouver l'espace de conscience limitée dans laquelle ils sont et de réussir à les placer dans un autre espace de conscience moins limitée dans lequel les familles arrivent à se voir et à se retrouver.

Les espaces intermédiaires

Plusieurs types d'espaces intermédiaires (zone 4 du schéma) existent ou peuvent être mis en place en fonction des besoins. La sensation dans ces espaces de l'astral est lumineuse et bienveillante, et peut ressembler parfois à de grandes salles blanches. Ces espaces ne sont généralement pas nécessaire pour des passages d'âmes traditionnel, néanmoins certains défunts, au lieu de poursuivre leur chemin, restent bloqués à ces endroits. Il faut donc être vigilant à ne pas confondre l'arrivée dans un espace intermédiaire avec la "montée" dans le causal.

Lorsque des groupes sont accompagnés dans leur passage, il est possible de demander aux guides de mettre en place des espaces spécifiques. Il peut s'agir d'espaces de rencontre tel que des lieux d'attente pour retrouver les familles ; des lieux de témoignage où les personnes écrivent leurs mémoires, leur permettant ainsi de lâcher prise sur leur vie passée ; des salles de soin où les âmes errantes sont aidées à s'apaiser et à retrouver la paix.

Lorsque les âmes errantes sont prêtes, elles passent alors dans le tunnel de lumière pour rejoindre le causal.

La montée vers le causal

A partir des espaces intermédiaires, le passage est souvent perçu comme une sorte de tunnel lumineux avec une source brillante et attirante. Ce passage peut aussi faire penser à un ascenseur ou un trou de vers, objet décrit par la relativité générale et qui permettrait de relier deux points de l'espace-temps.

Depuis les espaces de conscience limitée, le passage peut se matérialiser d'autres façons. En effet ce tunnel, dans un espace de conscience différent, n'est pas toujours visible.

Les guides proposent alors des manifestations plus accessibles : fenêtres ou portes lumineuses par lesquelles peuvent apparaître des êtres chers déjà hors du bas astral, souvent les parents ou frères et sœurs.

On retrouve aussi ce type de description dans les témoignages des personnes ayant vécu des expériences de mort imminente.

Que cela soit réellement des âmes errantes ou des morceaux de mémoires qui sont restées coincées dans les camps, les témoignages recueillis par Rose et les libérations effectuées sont loin d'être terminés.

Si vous ne connaissez pas encore ces témoignages, je vous invite à consulter le premier article sur ce sujet : "Bas astral et mémoires de la seconde guerre mondiale".


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La suite en janvier



 

ÉCRIT PAR :

AURIGAE - Claire Le Baron

 

Formatrice, conférencière et auteur, j'ai changé de carrière en 2015 pour devenir thérapeute énergétique à plein temps.  A l'origine ingénieur de recherche spécialisée dans la modélisation des ondes et le vibratoire, je fais à présent des ponts entre les sciences et ma compréhension de l'énergétique.

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Commentaires: 1
  • #1

    Ashtar (dimanche, 28 novembre 2021 22:39)

    De mieux en mieux je n'ai plus de qualificatifs .....

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